Le Petit Pont

La famille Salabert : perpétuer la tradition aveyronnaise

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Le 16 mai 1896, Jean Salabert du Vignoble des Besombes et sa femme Marie Combres du Vaillant abandonnent leurs terres aveyronnaises et viennent faire leur vie à Paris.

Un an et demi après leur mariage, ils sont “marchands de vin et charbon”. Le 1er de leurs 5 enfants, Jean-François, naît à Paris le 14 mars 1895 au 150 rue Mouffetard, dans le 5ème arrondissement. Deux ans après, on les retrouve au 2 rue de Bazeilles, toujours dans le 5ème.

À cette époque, Paris est en pleine reconstruction. La rue de Bazeilles créée en Juin 1897 absorbe la rue Mouffetard. Aujourd’hui, le 150 de la rue Mouffetard n’existe donc plus. On peut toujours se faire une idée du Bougnat du 2 rue de Bazeilles, puisque “la boutique” est toujours là.

Les années passent, la Première Guerre Mondiale aussi, leur volant au passage leur fils ainé âgé de 20 ans. Les Salabert achètent un autre Café-tabac “le Balard”, Place Balard dans le 15ème arrondissement de Paris. Ce café existe toujours.

Les Salabert ne connaîtront pas la retraite, même s’ils ont choisi de travailler moins dur, en transmettant le Balard à leur 2ème enfant, Maria.

Cependant durant la période estivale, ils ne manquent jamais de retourner au pays. Jean y décèdera le 15 août 1932 chez “Calmels” les beaux-parents de Maria, à l’âge 63 ans. Deux ans plus tard, âgée de 61 ans, sa femme Marie le rejoint. Aucun de leurs quatre enfants ne reviendra vivre au pays.

Aujourd’hui, deux de leurs descendants sont encore aux commandes de belles brasseries. Jean-François Calmels (l’arrière petit fils de Maria) au Courcelles dans le 8ème arrondissement de Paris, et Christophe Salabert (le petit fils de René, le dernier des 5 enfants) au Petit Pont, dans le 5ème arrondissement.

Dans la pure tradition aveyronnaise, Christophe – bien que né à Paris – a été élevé chez ses grands-parents maternels. À sa majorité, diplôme en poche, il est monté à Paris où l’un de ses oncles l’a initié au métier. Lorsque l’heure de la retraite a sonné pour Jean, c’est donc tout naturellement qu’il a confié la gérance du Petit Pont à son neveu. Christophe.

 

Laurence Salabert